Une étude faite par Le Crédit Foncier sur l’année 2017 et publiée en mai 2018, a conclu que la France présentait des taux d’intérêt parmi les plus bas de toute l’Europe.

En effet, le taux moyen enregistré pendant le second semestre de l’année est de 1,57 % dans l’Hexagone. D’après les experts immobiliers, ce taux devrait rester sous le seuil de 1,65 % à la date du 31 décembre 2018.

Le temps où les taux d’emprunt s’élevaient à 4 % sur le territoire français semble bien loin !

Taux moyen du crédit immobilier : la position de la France

Cette étude sur les marchés immobiliers a été effectuée sur les 28 pays membres de l’UE. Elle concerne plus précisément le crédit immobilier résidentiel. L’Allemagne suit de près la France avec un taux moyen de 1,83 %, vient ensuite l’Espagne avec 1,92 %, puis le Royaume-Uni avec 2,05 %. La Hollande, qui affiche un taux d’intérêt moyen de 2,42 % se trouve à la cinquième place.

87 % des crédits en cours souscrits par les particuliers Européens sont des crédits immobiliers. Avec un encours de 51 691 euros par ménage propriétaire, la France se positionne au 8e rang des pays européens les plus endettés.

Pourquoi les taux sont-ils si bas ?

Les établissements bancaires n’atteignent pas leurs objectifs fixés et, de ce fait, elles se livrent depuis quelques années une guerre sans merci en ce qui concerne les taux des crédits immobiliers. Et cela n’est pas près de s’arrêter !

De plus, les produits bancaires d’épargne ne rapportent plus suffisamment aux banques et le taux d’emprunt devient presque un argument pour attirer de nouveaux clients.

Cela incite donc davantage les ménages Français à acheter un bien, qu’il s’agisse de leur résidence principale, d’un investissement locatif ou d’une résidence secondaire. L’année 2017 a été une année record en nombre de transactions immobilières en France. En effet, selon les représentants de Notaires de France, les ventes ont progressé de 15,5% par rapport à 2016. Depuis le début de cette année, il semblerait que le nombre des transactions immobilières se stabilise, mais reste toutefois à un niveau élevé.

Les observateurs estiment que si l’ensemble des emprunteurs français enregistrent un taux d’endettement raisonnable et des montants nettement inférieurs à ceux empruntés par les autres pays européens, la dynamique du crédit immobilier français devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin de cette année.