Depuis quelques temps, certaines transactions immobilières se règlent avec la crypto-monnaie Bitcoin. De ce fait, la question se pose : peut-on s’engager dans un prêt immobilier ou encore doit-on déclarer d’éventuelles plus-values ? Nous vous donnons les réponses ci-dessous !

La société immobilière Redfin basée dans le sud de la Floride aux Etats-Unis rapporte que les transactions en Bitcoin sur le marché immobilier des États-Unis, en particulier en Floride, s’est envolé en permettant aux investisseurs étrangers d’esquiver le contrôle des changes dans leur pays et des sanctions économiques. Selon toujours cette société immobilière, on dénombre pas moins de 75 propriétés achetées en Bitcoin en 2017. La mention «Bitcoin accepté» commence à se multiplier dans le descriptif de certaines annonces de vente de logements à Miami et ses alentours. On peut également cité cet autre exemple, d’un promoteur, qui proposait de vendre certains appartement à Dubaï payables en bitcoin.

Investisseurs en bitcoins : attention aux refus de prêt

Même si le bitcoin commence à être connu du grand public, ce mode de paiement présente néanmoins certains inconvénients. Et en premier lieu, sa volatilité. En effet, la crypto-monnaie a commencé l’année 2017 avec un prix autour de 1.000 dollars et a notamment frôlé presque 20.000 dollars en fin d’année. Mais la semaine dernière, elle cotait autour de 15.000 dollars. Son utilisation dans les transactions immobilières n’en est qu’à ses débuts et les acteurs du secteur de l’immobilier se montrent sceptiques à cause notamment de cette instabilité.

Bitcoin : Taxes, impôts

En France, l’administration fiscale n’a pas tarder à rappeler que les plus-values réalisées grâce au bitcoin doivent être déclarées et taxées. Les gains engrangés via cette crypto-monnaie ne sont pas comptabilisés comme des revenus mobiliers, à l’inverse par exemple des plus-values sur les actions.

Cependant, ces gains sont soumis à la CSG (dont le taux est actuellement à 17,2%). Il est à noter que ceux-ci, sont soumis à l’impôt sur le revenu (dont le taux peut aller jusqu’à 45%, dans le cas des contribuables les plus aisés). Concernant l’IR, deux cas de figure sont prévus :   – selon si l’activité est « occasionnelle », le détenteur de bitcoins est soumis au régime fiscal des bénéfices non-commerciaux (BNC). – si elle est  dite « habituelle », il est soumis au régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).